Présentation

Mardi 19 Décembre 2006

DOXOLOGIE

 

 

 

 

Au Nom d’Allâh le Miséricordieux le Tout-Miséricordieux.

 

 

 

       Louange à Dieu Seigneur des Mondes. Nous Le louons, nous comptons sur Lui, Lui demandons de nous guider sur la bonne voie, nous nous remettons à Lui de nos maux et de nos mauvaises actions.

 

 

Quiconque Dieu guide, n’est jamais égaré ; et quiconque Dieu égare, tu ne lui trouveras point de guide. J’atteste qu’il n’y a qu’un Dieu adoré et que Mohammed est Son Serviteur et Son Messager (Que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur Lui)1

 

 

  « O vous qui avez cru ! Craignez Dieu pieusement et à sa juste valeur et ne mourrez qu’en tant que Musulmans » (Ahl-‘Imrâne 3 : 102)

 

 

  « O gens ! Craignez pieusement votre Seigneur qui vous a créés d’un souffle unique et à partir duquel il a créé son épouse et  fit naître d’eux beaucoup d’hommes et de femmes. Et craignez pieusement Dieu que vous implorez ainsi que les liens de parentés. Certes, Dieu vous observe »(An-Nissâ’ 4 : 1)

 

   

 

  « O vous qui avez cru ! Craignez pieusement Dieu et parlez justement ; Il vous réformera vos actes et vous pardonnera vos péchés. Et quiconque obéit à Dieu et à Son Messager, a effectivement remporté une grande victoire »(Al-Ahzâb 33 : 70-71)

 

 

    La meilleure parole est la Parole d’Allâh ; la meilleure guidée est la guidée de Mohammed (PSAL) ; et les mauvaises œuvres sont des nouveautés (en la Religion); et toute nouveauté est innovation ; toute innovation est perdition et toute perdition est dans le feu.

 

 

    Dans plusieurs  versets, Allah précise que Mohammed (PSDL) est le dernier de Ses Messagers et Prophètes (Al-Ahzâb 40/ Al-Mâïda 3)

 

Le Messager d’Allah (PSDL) lui-même dit qu’il n’y aura plus de messagers ni de prophètes après lui. Selon Aboû Horaïra, le Prophète dit : « Les Israélites étaient gouvernés par les Prophètes. Chaque fois qu’un prophète mourrait, un autre lui succédait ; sauf que moi, il n’y aura plus de prophètes après moi. »

 

Et selon Sa’d b. Abî Waqâss, le Prophète dit à ‘Ali au moment de sortir pour Taboûk : «Ne voudrais-tu pas être pour moi au même titre qu'Aaron (Hâroûn) fut pour Moïse (Moûssa) ? » (2)  Le Messager dit cela car il sait qu’il y aura des imposteurs dans l’avenir qui prétendront la prophétie. A ce propos, il dit : « Avant la fin du monde, il y aura une trentaine d'imposteurs qui prétendront qu’ils sont des messagers de Dieu. »(3)

 

 

    Il est dit que le «sectarisme » en Islam est apparu avec l’assassinat du Calife ‘Othmâne et ce qui s’ensuivit comme événements (controverses sur le califat de ‘Ali, les événements du Chameau et de Siffîne…)

 

Mais en réalité, la genèse du fléau sectaire eut lieu plus tôt, à l’époque même du Prophète (PSDL). En effet, en étant son lit mortuaire, le Prophète (PSDL) demanda qu’on lui ramenât «de quoi écrire pour laisser quelque chose pour ne point s'égarer après lui. Omar intervint et dit : « Le Prophète est souffrant ; ne nous tiendrons  qu'au Livre d'Allah. ». Quand il entendit la zizanie qu’il y avait autour de lui, le Prophète s'écria : « Levez-vous ! La discorde n’est pas permise devant  moi. »

 

    Après la mort du Messager, il y eut beaucoup de controverses au sujet du Califat et d’autres problèmes tels : le lieu de l’enterrement du Prophète, de son héritage…

 

Et au 1er. siècle de l’Hégire, à l’époque d’Al-Hassan Al-Basri (m. 110 H), il y eut une polémique sur celui qui commet un grand péché : est-il toujours croyant ou mécréant. Alors que l’assistance était attentive à la fatwa de l’imâm, un élève, Wâssil b. ‘Atâ’ se leva et dit que le pécheur serait entre les deux états ; c’est-à-dire, ni croyant ni mécréant.

 

Après cet incident, ‘Atâ’ et un autre élève, ‘Amr b. ‘Oubay, créèrent un autre cercle dans la mosquée d’Al Basra. Ce noyau était le début de la Mou’tazilah.

 

 

 

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1) Al Bokhârî 6/495 et Mouslim 4/509

 

2) Al Bokhârî 8/12 et Mouslim 5/ 268

 

3) Al Bokhârî 6/516

 

 

LE POURQUOI D’UNE ETUDE DES SECTES

 

    Il est impératif d’avoir connaissance des sectes religieuses, notamment les sectes musulmanes –car il existe malheureusement des sectes en Islam- pour :

 

mettre en garde les gens (croyants) de ces pièges religieux qui dévient de la bonne voie,

 

rappeler l’unité de nos ancêtres qui leur a valu le prestige, le pouvoir et une place (la meilleure) dans le Royaume de Dieu,

 

mettre le doigt sur les conséquences des différences et des divisions religieuses,

 

appeler les gens à l’unité religieuse et à s’agripper à la religion divine et éternelle : l’Islam,

 

montrer les dangers des sectes et leurs résultats négatifs : l’impact qu’elles ont sur les gens,

 

montrer l’importance de l’étude des sectes quoique la majorité d’entre elles (surtout les musulmanes) aient disparues. Notons néanmoins que le phénomène ne disparaîtra qu’avec la disparition du monde. En outre, les sectes ne disparaissent pas avec la disparition des gourous étant donné que les idées véhiculées par chaque «maître spirituel » survivent à leurs maîtres et à leurs adeptes.

 

ordonner le Bien et déconseiller le Mal car la scission dans la religion est un mal,

 

démasquer les imposteurs qui frappent d’anathèmes les autres religions parce qu’elles n’épousent pas leurs idées (tels les Kharidjites). Nous savons que nul n’a le droit de frapper d’anathèmes quiconque, surtout un Musulman ; sauf si les preuves montrent que la personne est vraiment hors du périmètre de l’Islam par un blasphème par exemple,

 

mettre fin à l’expansion des sectes en sensibilisant les gens inchâallah.

 

IL EST DECONSEILLE DE SE DIVISER EN RELIGION

 

Selon Ibn Mas’oûd, celui-ci dit : « Un jour le Messager d'Allah (Paix et Salut de Dieu sur Lui) traça une ligne verticale et dit : « Ceci est le sentier d'Allah », puis il traça de chaque côté de cette ligne des segments et dit : « Ceux-ci sont des sentiers, et à leurs têtes il y a un diable qui appelle à lui ». Ensuite le Messager d'Allah lit le verset (Al-An’âm 153) » (1)

 

Selon Al ‘Irbâdh bnoû Sâriyah, le Messager d’Allah (PSDL) dit : «  Ceux d'entre vous qui vivront longtemps, verront des changements. Vous devez vous tenir à ma Sounnah et à celle des Califes illuminés-Guidés après moi. Ne lâchez point et mordez-y avec vos canines. Faîtes attention aux altérations des choses, car toute altération est innovation, et toute innovation set perdition, et toute perdition est en Enfer. » (2)

 

Selon Mou’âwiyyah b.(3) Abî Sofiâne, le Messager d’Allah dit : « Avant nous, les gens du Livre se sont divisés en 72 sectes ; et vous, vous diviserez en 73 (sectes). 72 seront en Enfer et une seule sera au Paradis : C’est la Djamâ'ah (groupe) » (4)

 

 

POURQUOI LES SECTES APPARAISSENT-ELLES ?

 

1. L’existence de Savants dont la croyance se détourne de la bonne voie alors qu’ils savent le Vrai du Faux (Ahl-‘Imrâne 105 et Al-Bayyinah 4)

 

Le Prophète (PSDL) dit : « Ce dont j’ai peur pour ma nation, ce sont les imams qui détournent (les gens de la bonne voie) »

 

2 . L’ignorance des adeptes qui les amène non seulement aux sectes mais jusqu’au polythéisme pur tel expliqué par ce verset : (Al-A’arâf 138)

 

3. La méconnaissance des textes coraniques ou sounnites qui fait que chaque groupe interprète le texte à son propre avantage et en fonction de ses penchants (Al-Djâthiyyah 23)

 

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1.                     Narré par Ad-Dâramî dans Al-Mousnad

 

2.                     Rapporté par At-Tirmidhi, T.4 et Aboû Dâoûd, T.2)

 

3.                     b. tient pour l’abréviation de ‘bnoû’

 

Rapporté par Aboû Dâoûd dans As-Sounane ; voir aussi Ibn Taymiyyah T.3 page 345

 

4. Le régionalisme, l’antisémitisme… sont des facteurs qui favorisent l’apparition des sectes (Al-Mâïdah 104/ Al-Ahzâb 67)

 

5. Le plaisir d’innover dans la religion : « Quiconque fait une action contraire à notre esprit est rejeté. »(1)

 

6. Le sacrifice des textes religieux en faveur de l’opinion comme chez les Mou’atazilites qui, au lieu de se baser sur Al Qor’ân par exemple, avancent leurs propres opinions sur des sujets brûlants. Cela est surtout dû à l’influence hellénique (la philosophie grecque) ; sachant que les ouvrages des auteurs grecs ont été traduits en arabe. Ainsi, l’Islam est pris pour une philosophie ou une doctrine alors que c’est la religion divine.

 

 

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Rapporté par Al Bokhârî dans le livre du Solh, et Mouslim dans le livre Al Ouqdhiyyah

 

 

 

AD-DROÛZ  ( les Druzes ) :

 

    L’une des sectes ésotériques ismâ’ilites dite aussi Al-‘Âbidiyyah. Le fondateur d’Al-‘Âbidiyyah est ‘Obeyd Allah b. Maymoûn Al-Qaddâh qui fonda l’Etat ‘Abidite au Maghreb en 296 H ; puis sa puissance se propagea en Egypte dont il fit la capitale.

 

Les Druzes professent une religion hétérodoxe.

 

 Dans la langue arabe, le mot "druze" signifie "bâtard", et indique aussi le "poux".

 

Les Druzes apparurent au 5e.siècle de l’Hégire en Egypte. Ils ne croient pas à la résurrection mais à la Tanoûkh. Son fondateur est Mohammed b. Ismâ’îl Ad-Doûrzî, dit Nashkîn (1), originaire de Perse. Il écrivit un livre dans lequel il disait qu’Al-Hâkim bi-Amrillah, le Calife Fâtimide (996-1021) était un dieu. Il prit son livre et le lit devant une assistance de badauds au Djâmi’i Al-Azhar en 407 H. Menacé pour mécréance, Al-Hâkim le fit fuir d’Egypte aux montagnes du Liban où il professa sa doctrine, et ce jusqu’à son assassinat en 410 H. IL fut secondé par Hamzah b. ‘Ali Az-Zourouni de Perse.

 

    Al-Hâkim était le pseudonyme d’Al-Mou’iz-lidîn-Allah Al-Fâtimî, né en 375 H. Il était le 6e. roi des ‘Abidites à l’âge de 11 ans. Il était un tyran. Il demandait au peuple de se tenir debout chaque fois que l’on prononçait son nom même dans les mosquées sacrées de Maccah et d’Al-Madînah. Il faisait lui-même des contrôles dans les marchés. Quand il trouvait quelqu’un qui, selon lui, n’était pas correcte dans ses transactions, il demandait à l’un de ses esclaves, en l’occurrence Mas’oûd, de le sodomiser. Il est dit que durant son règne, il tua 18 000 personnes.

 

On raconte aussi qu’il terrorisait la population en allumant un grand feu et faisait circuler la rumeur que quelqu’un allait être brûlé vif. Par conséquent, des personnes des plus influentes tels les savants et les imams, et autres catégories de gens, se précipitaient à son palais pour demander pardon.

 

    Les Druzes ne croient qu’hypocritement à la prophétie de Mohammed (PSDL) car ils ont leurs propres prophètes : Hamzah, Ismâ’îl, Mohammed Al-Kalimah, Aboû Al-Khayr et Bahâ Eddîne.

 

Parmi les Druzes contemporains, nous trouvons Kamâl Djounblâte qui est le co-auteur d’un livre "sacré" intitulé "’Atif Al-‘Adjamî", plein de versets coraniques paraphrasés et composé de 44 chapitres en 269 pages. Le livre est serti de mots bizarres, dits quand même arabes tels que : « youd yalouhaha, tarân… »

 

    Nous trouvons les Druzes en Syrie, dans les zones montagneuses du Hawrân, dans le sud du Liban, dans le nord de la Palestine en Galilée, à Tlemcen (Algérie) où se trouve une tribu dite Béni-‘Abs… Nous recensons environ 400 000 Druzes dans le monde.

 

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1) Ibn Taymiyyah dit que le fondateur était Hashtakîn Ad-Dourzî (T.35, P.161)

 

     Au XVe siècle, le moraliste ‘Abd Allah At-Tanûkhi pris l’initiative de réorganiser la communauté druze en deux castes distinctes : Les ‘Ouqqâl  (sages), à leur tête des chefs religieux , et les Djouhhâl  (ignorants), caste dirigée par des émirs et composée de membres de la communauté. 

 

« Ils observent sept commandements essentiels, qui ont été substitués aux cinq piliers de l’islam. Les sept commandements sont : véracité absolue entre adeptes (en revanche, la dissimulation est permise vis-à-vis des incroyants pour se défendre ou défendre la foi) ; entraide et protection mutuelle des croyants ; renonciation à toutes les autres religions ; refus de toute obligation à l’égard des non-Druzes ; reconnaissance de l’unité de Notre Seigneur (Mawlana, c’est-à-dire al-Hâkim) ; approbation de ses actions quelles qu’elles soient ; soumission à sa volonté. Pour protéger le secret de leur foi, les Druzes affectent d’accepter la foi des gouvernants dont ils dépendent, mettant ainsi en pratique constante le principe de la dissimulation. Les adeptes de la secte druze sont considérés comme des hérétiques par tous les autres musulmans, tant sunnites que chi‘ites ; ils n’ont pas d’édifices religieux et se contentent de loges, ou khalwa  (retraite), auxquelles ont accès les seuls initiés ; ils ne célèbrent que deux fêtes : celle de l’Achoura  (10 mouharrem) et celle du sacrifice. » (1)

 

    « Les Druzes ont été politiquement dominés par l'Empire ottoman du XVIe siècle à 1918. Ils ont obtenu une autonomie virtuelle en s'opposant farouchement aux forces envoyées par le sultan ottoman pour les soumettre. En 1860, un conflit éclata avec les Maronites (chrétiens syriens), au cours duquel plusieurs milliers de Maronites furent tués et beaucoup exilés. Les principales puissances européennes intervinrent pour protéger les chrétiens, et une force française occupa le Liban pendant presque un an. Un gouverneur-général chrétien fut nommé administrateur en 1864, et une vaste autonomie fut accordée au Liban. Ces événements marquèrent la fin de l'importance politique des Druzes Libanais, qui restèrent une communauté isolée et conservatrice jusqu'en 1918. Les Druzes syriens s'opposèrent périodiquement au gouvernement turc jusqu'en 1910, principalement pour ce qui concerne les impôts et le service militaire. Au cours de la Première Guerre mondiale, la plupart des Druzes restèrent neutres. Cependant, le 1er septembre 1918, une force armée composée de Druzes syriens et libanais aidèrent le chef arabe Fayçal Ier, qui permit à son tour aux forces britanniques de s'emparer de Damas, un mois plus tard. Fin 1920, les Druzes commencèrent à négocier avec le gouvernement français qui contrôlait la Syrie sous mandat de la Société des Nations. Le 4 mars 1921, un accord fut conclu, qui accordait l'autonomie à la région du plateau syrien de Jabal al-Duruz, le djebel Druze. En avril 1925, les Druzes demandèrent un entretien au gouvernement français pour discuter des ruptures françaises de l'accord. Le 11 juillet 1925, le général Maurice Sarrail, haut-commissaire pour le mandat français, ordonna à ses adjoints de Damas de convoquer les représentants Druzes. A leur arrivée, ils furent emprisonnés et exilés par les Français dans la lointaine oasis de Palmyre, ce qui précipita la révolte druze et déclencha les conflits d'indépendance de la Syrie et du Liban. »(2)

 

 

AL-ASHÂ’IRAH :

 

 

    Ils sont les compagnons de Aboû Al-Hassan ‘Ali b. Ismâ’îl Al-Ash’arî (260H/874-324H/936). Il était l’élève d’Al-Djoubbâï, puis se détacha de lui pour différences sur la question de la valeur. Il cotôya les membres de la Sunnah car il disait qu’il fallait instaurer une nouvelle théologie basée sur la Sounnah. Il fut un dur adversaire des Mou’tazilites. Il est dit qu’il est l’initiateur de la théosophie spéculative (‘ilm al-kalâm) étant donné qu’il sortait toujours vainqueur de ses débats. Il recruta ses adeptes surtout parmi les Shafi’ites, tels les grands savants Al-Bâqilânî et Al-Qoshayrî. La secte a connu une expansion foudroyante avec les écrits d’Al-Ghazâli et de la puissance d’Ibn Toumert, surtout au Maghreb.  

 

 

 

AL-ÂZIFAH :

 

    Secte kharidjite qui exclue les pécheurs du cercle des Croyants.

 

 

AL-BÂTINIYYAH :

 

    Cette secte est un danger permanent pour l’Islam. Lors des Croisades, ils aidèrent  les Chrétiens ainsi que les Tatars. Leur chef An-Nassîr At-Toûssî (il est aussi dit que leur chef est Maymoûn b. Deyssâne Al-Qaddâh) piégea (à mort) le Calife lorsque les Tatars envahirent Baghdâd.

 

Al-Baghdâdi dit que les Bâtiniyyah sont plus dangereux que les Juifs, les Chrétiens et les Mazdéens.

 

Ils apparurent entre 205 et 250 H. Quelques historiens disent  qu’à l’époque d’Al-Mâmoûn et se propagèrent à l’époque d’Al-Mou’tassim.

 

Les adeptes de cette secte sont issus des Sabéens de Harâne et se disaient Shi’îtes pour mieux détruire l’Islam.

 

    Ils sont dits Al-Bâtiniyyah parce qu’ils pensent que les textes coraniques ou sounnites ont un sens caché ou interne (bâtinî) et un autre révélé ou externe (dhâhir), qui n’est qu’épluchure.

 

 

Cette secte porte plusieurs autres noms tels que : Al-Ismâ’îliyyah, As-Sab’iyyah, At-Ta’lîmiyyah, Al-Ibâhiyyah…

 

 

Leurs méthodes :

 

Ils compatissent avec l’interlocuteur et lui font croire que sa croyance est la meilleure. Ils sont d’une hypocrisie incroyable.

 

Ils sont d’une équivoque incroyable.

 

Ils n’abandonnent pas, sinon ne perdent pas leur temps avec ceux qu’ils croient inébranlables.

 

Ils disent qu’il existe deux dieux selon les versets Al-Hidjr 9 et Az-Zoukhrouf 32.

 

Ils ne croient pas au Prophètes et Messagers. Ils qu’il ne s’agit que de la magie.

 

 

AL-BÂBIKIYYAH :

 

    Secte créée par Bâbik Al-Kharmî (car il était un adepte d’Al-Kharmiyyah, -voir index) EN Azerbaïdjan. Il était connu surtout pour ses orgies sexuelles. Il était marchand d’huile lorsqu’il rencontra Djawîdhâne b. Sahl (chef d’Al-Kharmiyyah) qui vit en lui un bon prédicateur. A la mort de celui-ci, Bâbik dit que l’âme du chef s’était réincarnée en lui et qu’il avait la mission de déranger le repos des 'Abbassides.

 

 

AL-BÂBIYYAH : (Babisme)

 

 

   Le Babisme est une branche du Chi’isme imâmî. La secte reçut le sceau de religion avec  ‘Ali b. Mohammed Rédhâ Ash-Shîrâzî (1235-1309 H) qui proclama le 23 mai 1844 les principes de la secte et se donna le titre de "bâb" ; c’est-à-dire la "porte" de la connaissance de la vérité. Il s’est pris pour «une manifestation divine » mieux que celle du Prophète Mohammed (PSDL) Il écrivit un livre, «Al-Bayân » qu’il disait être une révélation de Dieu qui vint abroger Al Qor’ân. Cette secte fut vaincue par Al-Bahâïyyah (voir index), épaulée par les Juifs.

 

     Le Babisme vise à établir une religion œcuménique qui rassemblerait toutes les religions sous la direction d’un imam unique.

 

Le Babisme commença sa propagande avec uniquement dix-huit disciples (dix-sept hommes et une femme), La secte connut une expansion vertigineuse en Perse et au Moyen Orient jusqu’à l’avènement du Shah Nâcir-Eddîne en 1848. Celui-ci estima que la secte était un danger pour l’Islam et pour l’Etat et persécuta ses adeptes. Cette persécution engendra une guerre civile qui dura deux ans. Le chef de la secte, Ash-Shîrâzî fut exécuté à Tabriz en 1850, bien qu'il n'eût pas pris, disait-on, part à la rébellion. En 1863, l'un de ses adeptes, Mirza Hosseïn ‘Ali Noûri, connu plus tard sous le nom Bahâ-oullah.

 

 

 

AL-BAHÂÏYYAH :

 

    Quand nous parlons d’Al-Bahâïyyah, nous songeons toujours à trois autres sectes :Al-Bâbiyyah, Ash-Shaykhiyyah et Ar-Rashtiyyah, car elles sont des maillons liés les uns aux autres :

 

    Ash-Shaykhiyyah et Ar-Rashtiyyah sont le premier noyau d’Al-Bâbiyyah, qui est à son tour, le premier degré d’Al-Bahâïyyah. Cette dernière est l’une des plus dangereuse secte musulmane supportée par le Sionisme mondial pour détruire l’Islam.

 

Son fondateur est Hosseïn Ali An-Noûri Al-Mazandrânî, né à Téhéran en 1233H /1870 (mort en 1892) qui fut recruté par Al-Bâbiyyah en 1260 à l’âge de 27 ans. Il ne s’entendait pas avec Ash-Shîrâzî, fondateur d’Al-Bâbiyyah car il n’était pas parmi les grands vénérés de la secte.

 

Il est dit que sa famille travaillait pour les services russes. En effet, son frère et son gendre étaient secrétaires à l’ambassade russe. Son fils, ‘Abbâs ‘Abdalbahâ’ dit : « Il viendra un jour où les Israélites se rassembleront dans la Terre Sainte (Al-Qods), et la nation juive qui s’était éparpillée à l'Est, à l'Ouest, au Sud et au Nord, redeviendra unie. »

 

Cette citation n’est autre qu’une pensée de tout un programme de collaboration avec les Juifs.

 

Nous trouvons cette secte dans plusieurs endroits du monde musulman tel que la Turquie, l’Egypte, l’Iran, le Soudan, l’Algérie, la Libye, la Tunisie et le Maroc.

 

 

publié par abdatawab dans: LES SECTES MUSULMANES

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